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En Lauragais jusqu’au Seuil de Naurouze, 1ère partie

Posté le 23 mars 2013 à 09h 35 dans Randonnée de Nicolas sur le Canal par

Voici le 3ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Castanet et l’écluse de Negra.

J’en enumère la liste des ouvrages remarquables, hors écluses : les aqueducs de Castanet et de Rieumory, 1689, l’aqueduc à siphon de la Joncasse, 1736, les ponts de Deyme et de Donneville, 17ème siècle, le pont de Montgiscard, 1673, le pont de Baziège (ou d’en Rouzaut), 1841, la cale et l’aqueduc  de Nostre-Seigne, 1689, enjambant le ruisseau éponyme, l’aqueduc déversoir d’Ayguevives, 1687, le port de Baziège, 17ème siècle et remanié finalement inutilement au 20ème, dans l’espoir d’une réutilisation du canal pour le transport des marchandises, les céréales en particulier, l’aqueduc d’Encons, 1689, le pont d’En Serny ou de Montesquieu, 17ème siècle, remanié en 1890, et l’aqueduc de Negra ou de la Thésauque (du nom du ruisseau), 1687, près de l’écluse.

J’entre maintenant en Lauragais, du moins, je le suppose, 2e pays sur les 7 que traverse le Canal, sur 70 km ,19 communes dont 10 sur le versant Océan,  29 écluses dont 16 sur le versant Méditerranée et 29 biefs dont 11 côté Toulouse sans oublier le bief de partage (15 biefs coté océan en cumulant le Lauragais et le pays Toulousain). Les limites des pays restent floues, certains considèreront que le  Lauragais commence réellement à Montgiscard, voire Deyme… Je me suis appuyé sur une carte qui délimite ce pays et qui indique qu’il commence sur Castanet.

L’écluse de Castanet,1673, remaniée en 1978, à bassin simple (anciennement à bassins doubles),15 km 715 de la Garonne, altitude 148 m sur la commune de Castanet Tolosan. est la 4e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse et la 1ere sur le parcours à se caractériser par sa conception  à bajoyers elliptiques, autrement dit dotée d’une esthétique plus gracieuse, baroque diront certains.

 L'écluse de Castanet, 1673, remaniée en 1978, à bassin simple (anciennement à bassins doubles),15 km 715 de la Garonne. Altitude 148 m. Commune : Castanet Tolosan. 4e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse. Nombre de communes traversée depuis l'extrèmité occidentale du canal jusqu' à l'extrèmité du bief : 4.

Lundi 13 août 2012

L'écluse de Castanet 1ère écluse au bassin à bajoyers élliptiques, sa maison, sa plaque ... et son pavillon préfabriqué (en données 2012).

Lundi 13 août 2012

Ici, l’occasion d’une pause désaltérante offre la possibilité de remarquer un ou plusieurs saules pleureurs répondant à un code végétal bien précis, à savoir l’approche d’écluses. Des plaques sur leurs bâtiments avec les distances de l’écluse qui précède et de celle qui suit , permet de se repérer. Seulement ni un code couleur unique, ni une police de lettres et chiffres uniforme ne les caractérise. Je n’évoque pas non plus leur entretien très inégal, comme vous pouvez le voir sur la photo en haut à gauche, qui laisse sérieusement à désirer. J’aurai l’occasion d’en découvrir fort heureusement dans de meilleurs états. Je constaterai aussi la disparition de l’une d’elles (en ce mois d’août 2012, sur le site de La Planque). Je suis également très surpris par la présence d’un pavillon préfabriqué, à mon avis, incompatible avec l’environnement d’un cours d’eau tri centenaire. C’est comme si l’on trouvait ces constructions bon marchés aux proportions étriquées (apparues dans les années 60 et qui ont tant défiguré la France) entre le Château de Versailles et les Grands Bassins. Au moins serait-il judicieux de lui apposer un enduit aux tons ocres et de reconsidérer sa toiture !!! Je ne jette évidemment pas la pierre aux personnes qui logent dans ces habitations mais aux concepteurs de celles-ci, plus soucieux d’objectifs économiques (dans tous les sens du terme) qu’esthétiques et, visiblement, sans prendre en compte de ce que leurs ainés avaient imaginé dans leurs réflexions sur la réalisation de logements bon marchés. Je pense, par exemple, à Jean Prouvé, architecte, créateur de meubles, designer, rejeton d’une famille d’artistes et d’artisans, fils du peintre « Art Nouveau » Victor Prouvé. On peut découvrir à Paris, sur le quai Alexandre III une de ses architectures. De mon humble avis, que certains ne partageront peut être pas, ses réalisations auraient été du meilleur effet sur les bords du Canal. Au cours de ma randonnée, je serai confronté à un constat bien réel de l’état insuffisant de certains bâtiments éclusiers et autres, moi qui avais tant idéalisé le Canal du Midi. J’énumèrerai au fur et à mesure les communes que traversent les biefs, comme ici, sur le 5e, entièrement situé sur Castanet-Tolosan, long de 1 km 705 qui mène à l’écluse de Vic, 1673, remaniée en 1965 …

Le bief Castanet, Longueur, 1 km 705. 5e bief. Commune traversée : Castanet Tolosan (Lauragais, département de la Haute Garonne, Région Midi Pyrénées, en données 2012).

Lundi 13 août 2012

Le bief Castanet, à l'arrivée sur l'écluse de Vic.

Lundi 13 août 2012

… 5e écluse à franchir par les navigants, à bassin simple, d’une altitude de 151 m et au km 17.420 et toujours sur cette commune.

L'écluse de Vic, 1673 et remaniée en 1965, à bassin simple, 17 km 42 de la Garonne. Altitude 151 m. Commune : Castanet Tolosan 5e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse.

 Lundi 13 août 2012

Après l’arrêt photo qui s’imposait, je m’engage à longer à vélo le bief de Vic, long de 7 km 495, 6e du Canal, qui serpente sur Castanet-Tolosan, Pechabou, Pompertuzat, Deyme, Donneville et Montgiscard , sur lequel se distinguent les ponts de Deyme et de Donneville, à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais, couverts de briques rouges. A noter également mon passage sur l’aqueduc qui enjambe le ruisseau des Auzellens. Je précise que l’on doit ces ponts-canaux à Vauban, lequel, soucieux d’améliorer l’œuvre de Riquet après sa mort, a fait entreprendre des travaux complémentaires dans le soucis de rendre ce cours d’eau artificiel plus performant, le plus indépendant possible des caprices des rivières et ruisseaux environnants, ainsi que les dégâts de leurs crues, surtout sur le secteur méditerranéen (Minervois, Narbonnais, Biterrois et pays du Bassin de Thau).

Le bief de Vic, Longueur, 7 km 495, 6e bief. Communes traversées : Castanet Tolosan, Pechabou, Pompertuzat, Deyme, Donneville et Montgiscard (Lauragais, département de la Haute Garonne, Région Midi Pyrénées, en données 2012).

 Lundi 13 août 2012

Je choisis de faire une pause sur un banc à proximité de l’ouvrage enjambant le ruisseau des Auzellens, l’aqueduc de Rieumory sur la commune de Péchabou …

Le pont-canal du ruisseau des Auzellens, ou aqueduc de Rieumory, 1689, sur la commune de Péchabou, à 3 arches, un des nombreux aqueducs conçus par Vauban après la mort de Riquet, dans le cadre de l'amélioration du fonctionnement du Canal du Midi, et de le rendre, en particulier, le plus autonome possibles des inconvénients des cours d'eaux naturels, de leur ensablements, et de leurs crues.

 Lundi 13 août 2012

… avant de découvrir les 2 intéressants ponts cités plus haut et portant le nom des localités sur lesquelles il sont situés. Le 1er marque la frontière entre celle qui porte son nom et Pompertuzat.

Les ponts de Deyme et de Donneville, 17ème siècle, 2 exemples d'architectures de ponts caractéristiques du Lauragais.

Lundi 13 août 2012

J’approche de l’écluse de Montgiscard et le pont éponyme, 1673, ouvrage remanié en 1965, la 6e, au km 24,915, à l’altitude de 159 m, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), située sur la commune éponyme, et son lavoir, le mieux conservé du Canal du Midi. A noter, dans son environnement, en arrière-plan, un clocher à peigne, caractéristique des églises du sud de la France et du Languedoc en particulier.

Arrivée sur l'écluse de Montgiscard.

Lundi 13 août 2012

L'écluse de Montgiscard en aval et ses 2 caractéristiques, le lavoir, un des mieux conservés du Canal du Midi (en données 2012) et le clocher à peigne. A noter aussi le pont de Montgiscard, 1673

Lundi 13 août 2012

L'écluse de Montgiscard, 1673 et remaniée en 1978, à bassin simple (anciennement à bassins doubles) : 24 km 915 de la Garonne. Altitude 157 m. Commune : Montgiscard. 6e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse.

Lundi 13 août 2012

Le lavoir de l'écluse de Montgiscard, un des mieux conservés du Canal du Midi (en données 2012). Il mériterait une restauration plus minutieuse comme, par exemple, l'ajout d'un enduit sur les briques industrielles, à gauche.

Lundi 13 août 2012

Pour en savoir plus sur cette écluse et son lavoir, je vous invite sur la page de l’écluse de Montgiscard.

Au départ de l’écluse, le 7e bief, le bief de Montgiscard, d’une longueur de 3 km 195, traverse cette commune et Ayguevives. J’avais déjà repéré une péniche salon de thé et avais anticipé ‘une pause rafraichissante… en omettant qu’elle était fermée ce jour, comme beaucoup de commerces les lundis.

Péniche salon de thé au départ de l'écluse de Montgiscard (en données 2012). Malheureusement fermée le jour de mon passage.

Lundi 13 août 2012

Je poursuis donc ma route à vélo, à l’heure de la sieste en été, autrement dit au moment où il fait le plus chaud. Cependant, l’ombre des arbres en altère les effets et me permet d’apprécier ma promenade en bicyclette même à 2 heures de l’après-midi. J’approche du pont de de Baziège, 1841, précédé de l’aqueduc de Nostre Seigne, 1689., à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais.

Le pont de Baziège, 1841, précédé de l'aqueduc de Nostre Seigne, 1689.

Lundi 13 août 2012

Le bief de Montgiscard à l'approche de l'écluse d'Ayguevives.

Lundi 13 août 2012

Voici l’écluse d’Ayguevives, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1673 et remaniée en 1978, au km 28,110 de la Garonne. à l’altitude de 159 m sur la commune éponyme et 7e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse. Le pont au 1er plan est celui de l’ex nationale 113 Bordeaux Marseille, la route des deux mers.
L'écluse d'Ayguevives en aval.
Lundi 13 août 2012

La maison éclusière (d’une belle architecture au cachet certain) ainsi que sa plaque sont ici bien entretenus. Il est à noter que c’est la dernière écluse à avoir été mise aux normes au gabarit des péniches dans l’éventuelle réutilisation du cours d’eau pour le transport des marchandises. Pour cause d’abandon de cet objectif, travaux n’ont pas été poursuivi sur les ouvrages suivants.

L'écluse d'Ayguevives, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1673 et remaniée en 1978, au km 28,110 de la Garonne. à l'altitude de 159 m sur la commune éponyme et 7e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse.

Lundi 13 août 2012

L’aqueduc d’Ayguevives, 1687, à 2 arches, servant aussi de déversoir de l’excédent d’eau du canal. enjambant le ruisseau de l’Amadou est situé sur le 8e bief, le bief d’Ayguevives, long de 1 km 502, serpentant sur la commune éponyme. Direction le seul endroit qui porte le nom d’un animal, l’écluse du Sanglier…

Le bief d'Ayguevives au niveau de l'aqueduc éponyme, 1687, à 2 arches, servant aussi de déversoir de l'excédent d'eau du canal. enjambant le ruisseau de l'Amadou

Lundi 13 août 2012

…1673, située à 29 km 612 de la Garonne, à 163 m d’altitude, à bassins doubles, sur Ayguevives et 8e ouvrage sur le Canal. Les ouvriers travaillant  à cet endroit auraient été amenés à tuer un gros sanglier menaçant. Voici sans doute la raison de l’origine du nom du lieu.

Arrivée du bief d'Ayguevives sur l'écluse du sanglier.

Lundi 13 août 2012

L'écluse du Sanglier, 1673, bassins doubles, 29 km 612 de la Garonne. Altitude 163 m. Commune : Ayguevives. 8e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse.

Lundi 13 août 2012

Avant de poursuivre sur le bief éponyme, long de 3 km 703, sur Ayguevives et Montesquieu (9e du Canal), je vous invite à en découvrir plus ici.

Après avoir longé ce bief caractérisé par un pont tout en briques rouges là aussi (le pont d’En Serny,ou de Montesquieu, 17ème siècle et remanié en 1890, distant de 31 km 492 de la Garonne et 213 km 373 de l’Etang de Thau), me voici rendu à l’écluse de Negra, 1673, à bassin simple, 9e à franchir par les navigants (au km 33.315, altitude 166 m) et sa chapelle. Une glacière existait aussi, aujourd’hui disparue. C’est ici qu’autrefois, la barque de poste (qui, comme elle ne l’indique pas, ne transportait que des personnes et non du courrier) marquait son 1er arrêt, la dînée. Les voyageurs désireux de se rendre à la prière avaient tout à loisir de le faire. Aujourd’hui, en 2012, cet endroit est un point de ralliement d’une des compagnies de bateaux de plaisance. Tout de suite après l’écluse, l’aqueduc de la Thessauque etla cale du même nom, là ou se rencontraient le Canal du Midi et l’ancien cours du ruisseau, Les cales, nombreuses sur le ruban d’eau, se caractérisent par un un bassin de décantation et un radier en pierre au niveau de l’eau.

Ici se termine ma 1ère journée de mon trajet sur 2 roues . Je me dirige donc vers une maison d’hôtes dans les environs. Pour découvrir l’intérieur de la chapelle, cliquez.

D’autres photos du Pont d’En Serny prises par l’administrateur du blog et du site, un jour enseoleillé en hiver ici, et les photos du lieu prises par moi même du pont en étéd’un des bâtiments depuis le pont, d’une architecture de brique typique du lauragais, et du canal coté Est depuis le pont.

Sur le bief du Sanglier, le pont d'En Serny,ou de Montesquieu, 17ème siècle et remanié en 1890. Sur l'image du bas, arrivée sur l'écluse de Negra.

Lundi 13 août 2012

L'écluse de Negra, 1673, à bassin simple, 9e à franchir par les navigants (au km 33.315, altitude 166 m) et sa chapelle. Autrefois la 1ère dînée de la barque de poste en provenance de Toulouse.

Lundi 13 août 2012

Pour accéder à la suite de l’article, c’est ici.

Nicolas.

Pour lire ou relire l’article précédent « Le Canal en pays Toulousain », je vous invite à cliquer .

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

D’autre part, je vous invite également à découvrir sur ce blog le récit du témoignage d’André, qui a vécu à l’écluse de Vic pendant 18 ans et qui nous renseigne sur la vie de ceux qui travaillaient sur le Canal du Midi : « Communication entre éclusiers« .

Ces endroits sont également évoqués dans le site sur ces pages :

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Commentaires fermés

11 commentaires pour  « En Lauragais jusqu’au Seuil de Naurouze, 1ère partie »

  1. Alain A dit :

    Du bon boulot. J’ai hâte de lire les articles qui suivront et de découvrir ainsi la totalité du Canal du Midi.

    • Nicolas Nicolas dit :

      A ce jour ou j’écris ces lignes, 19 articles ont été écrits, couvrant le trajet de Toulouse à Narbonne. Je « marque des pauses » dans les publications en hiver mais continue à écrire grosso modo entre Pâques et la Toussaint, quand le plus grand nombre de promeneurs fréquentent le Canal du Midi.

  2. Mon ami Nicolas
    Tu parles des 7 pays que traverse le canal, mais de quoi s’agit-il au juste ? Si on se réfère aux limites historiques, on n’a pas fini d’en parler… tout juste parce qu’il faudrait toujours préciser les dates…
    S’il s’agit des limites géographiques ou climatiques ???, on n’a pas fini d’en parler non plus, parce que tout cela est tellement flou !!!
    Je sens qu’on va être d’accord… on va dire qu’il existe une frontière floue entre les régions historiques, de même qu’entre les régions climatiques !!!
    M’enfin, c’est tout ce que je dis tout simplement aujourd’hui : Tout un chacun peut avoir un avis différent…

    • Nicoweb Nicoweb dit :

      Effectivement selon les époques, les limites des pays ont varié, comme par exemple l’Ouest de la Haute Loire qui, selon les époques, a fait partie du Languedoc ou de l’Auvergne.

      Je me base donc sur les limites communales actuelles pour essayer de déterminer la limite des pays (et non sur des appellations vinicoles).

      Un autre exemple : pour évoquer mon département de naissance, l’Indre et Loire, ses limites actuelles ont « épousé » plus ou moins celles de l’ancienne province de la Touraine à la fin de l’Ancien Régime excepté les environs de Châtillon sur Indre mais avec Bourgueil et les alentours qui se situaient en Anjou.

      Le village de Champigny sur Veude près de Richelieu, ou se visite la chapelle de l’ancien château qui a été détruit sur les ordres du Cardinal a fait partie, selon les époques soit de l’ Anjou, soit du Poitou, soit de la Touraine.

      Nougaro évoque dans sa chanson « Toulouse » sa « cité Gascone ». Or, en regardant différentes cartes historiques, Toulouse n’a jamais été en Gascogne même si les limites de cette ancienne province étaient proches. C’est toujours par rapport au Languedoc qu’elle a bâti son identité. Ses paroles se réfèrent sans doute plus à l’architecture qu’à l’histoire.

      Que dire donc des frontières du Lauragais en visionnant la carte sur ce lien !!!???

      Au moins les limites s’accordent en ce qui concerne le lieu du passage du Canal du Midi à l’Est. C’est bien sur la commune de Bram que ce pays se termine.

      En ce qui concerne le climat, j’ai longtemps cru que celui de Carcassonne était méditerranéen jusqu’à ce qu’une exploitante vinicole ayant une boutique avec pignon sur rue dans cette ville m’explique qu’il commençait réellement à la Redorte (et à l’écluse de Puichéric sur le Canal).

      Cependant, on découvre quelques essences d’arbres se référant à ce climat dès le seuil de Naurouze (apport de l’homme pour l’arboretum). On peut affirmer malgré tout que le climat de Carcassonne est intermédiaire (océanique/méditerranéen). De plus le réchauffement climatique va très certainement modifier la donne. Pour avoir longé le Canal d’un bout à l’autre en août 2012, j’ai entendu chanter les cigales et découvert des essences d’arbres méditerranéens dès l’écluse du Fresquel Simple en direction de l’Est.

      En faisant des recherches sur internet, grosso modo, la « ligne » de partage climatique océanique/méditerranéenne dans l’Aude peut se définir de la façon suivante : Villeneuve Minervois : climat océanique, Caunes Minervois, sa voisine : climat méditerranéen, idem pour les communes voisines de Rustique et Badens, de Trèbes et de Marseillette, de Floure et de Barbaira. Plus au sud, Limoux se situe sur cette ligne de partage avec le raisin qui arrive à maturation à des dates différentes sur une faible distance kilométrique.

      Grosso modo et à l’exception de Villeneuve Minervois, les frontières occidentales du climat méditerranéen stricto sensu correspondent aux limites du Minervois et du Cabardès.

      Pour terminer, non seulement quelques arbres méditerranéenes s’invitent un petit peu avant que ne commence ce climat, mais sur le plan lapidaire, Carcassonne s’apparente plus à ses voisines de Béziers et Narbonne qu’à Toulouse alors que cette dernière offre des ressemblances architecturales (ne serait ce que par la brique) avec les villes villages voisins qui eux se situent soit en Gascogne soit en Guyenne (comme Montauban).

      • Je suis globalement d’accord. Mais ce genre de sujet pourrait donner lieu à des discussions sans fin.
        Un seul point tout de même : Les cartes administratives, actuelles ou anciennes, ne détiennent pas toute la vérité. Même si Toulouse est fondamentalement Langedocienne, il existe bel et bien une Gascogne Toulousaine ! et une partie de cette Gascogne Toulousaine se trouve… dans l’ancienne province de Languedoc ! Plusieurs ouvrages anciens en font état et pour faire court, il convient de lire « La Gascogne toulousaine aux XIIè et XIIIème siècles », par Mireille Mousnier aux presses universitaires du Mirail (1997). Claude Nougaro ne s’est pas trompé !

  3. Sylvia et Denis dit :

    Le canal du Midi nous semble si proche, si familier…pourtant nous n’y sommes jamais allés.
    C’est à travers tes yeux que nous le découvrons et le redécouvrons. C’est le regard de l’artiste qui perce les secrets d’une nature sans cesse en mouvement, dans le tourbillon d’un soleil intense qui se liquéfie au fil des jours qui avancent vers l’infini aquatique.

    Sylvia et Denis

    • Nicolas dit :

      Je vous conseille vivement de découvrir ce magnifique cours d’eau. Nous sommes transportés hors du temps dans une atmosphère de sérénité (du moins sur son parcours champêtre) loin des tumultes de la vie contemporaine.

  4. Nathalie dit :

    Dans une région ou le soleil tape fort en cette saison, l’ombre des arbres sur le Canal est la bienvenue.

  5. BENES dit :

    Je viens de revoir une partie du trajet de Nicolas, et je ne m’en lasse pas tellement tout est décrit avec beaucoup de précisions sur l’histoire de ce canal, y compris Jean-François, lorsque j’ai visité la partie « Montagne Noire », ainsi que les très belles photos qui accompagnent leur aventure. Pour moi qui ai connu le canal lorsque j’étais à l’écluse de VIC, ça me fait chaud au coeur, sans vouloir en rajouter ; je me souviens, par exemple, quand j’allais de l’écluse de VIC jusqu’à l’aqueduc de Rieumory, soit en péchant, soit pour se balader, le passage à pied pour traverser l’aqueduc entre le canal et le vide de l’autre coté était quelque chose qui me donnait des sueurs (j’avais 8 ou 9 ans) car il n’y avait pas dans les années 1948-55, ces garde-fous que l’on peut voir sur les photos ; nous allions à cet endroit pour ramasser du bois provenant des coupes des arbres qui bordent le canal (il y avait le choix) et ce bois allait servir à alimenter notre cheminée,nous trouvions en même temps des cèpes énormes (je n’en ai pas cueilli d’aussi beaux depuis ce temps-là). Voilà, parmi d’autres choses, comment mon enfance se déroulait à l’écluse de VIC avec bonheur en pleine nature toute l’année. André BENES

    • Bonjour André et merci pour cette participation chaleureuse.
      Sur le site, la page concernant l’écluse de Vic a été placée récemment, j’invite tout le monde à ne pas manquer de s’y rendre.
      Pour information, je rappelle toutes les écluses ont leur page sur le site (à l’exception de 4 mais ça en fait tout de même 60). Je suis également en train de réaliser le lien avec l’Océan par le Canal de Garonne. 15 nouvelles pages ont donc été réalisées toujours avec la possibilité d’aller vers l’Amont ou vers l’Aval… La page centrale est le Pont-Canal d’Agen.
      Cordialement.

 

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