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En Lauragais jusqu’au Grand Bassin, 1ère partie

Posté le 7 avril 2013 à 16h 07 dans Randonnée de Nicolas sur le Canal par

Voici  le 5ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse Océan et l’écluse Méditerranée (ou du Médecin, ou de médicis).

J’en énumère les ouvrages hors écluses : l’aqueduc de Baraigne, 1689 remanié en 1950, le pont du Ségala, 1840, le port du Ségala, 19ème siècle.

Je redécouvre l’écluse Océan (15e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, au km 51,190, altitude culminante de 193 m) baptisée ainsi par ce qu’elle permet l’accès aux biefs qui mènent le navigant vers Toulouse, le Canal de Garonne, la Garonne, l’estuaire de la Gironde et l’Atlantique. A titre de comparaison, le trajet le plus court par la route jusqu’à l’Embouchure n’est que de 47 km.

Je précise que j’étais venu l’avant-veille faire un repérage pour me familiariser avec le site sur lequel je découvre un arboretum d’essences provenant essentiellement du bassin méditerranéen  (pins d’Alep, micocouliers, érables sycomores,  cèdres de l’Atlas,  merisiers, et bien sur,  platanes). Les architectures en pierres succèdent peu à peu à celles habillées en briques, tant sur les bâtiments que sur les ponts. Bien que le climat soit encore océanique (en données 2012), l’ambiance végétale et lapidaire nous plonge dans une ambiance déjà méditerranéenne d’autant plus qu’à partir du Seuil de Naurouze, le paysage tend également à ressembler de plus en plus à celui de la Toscane.

L'écluse Océan

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

J’abandonne pour une petite heure le Canal pour m’engager sur une allée arborée, très certainement empruntée par les pèlerins qui choisissent l’itinéraire partant d’Arles et se rendant à St Jacques de Compostelle via Toulouse. Je décide de faire une pause au pied de l’Obélisque de Riquet, En 1825, ses héritiers firent ériger un monument en son hommage. On peut y lire la dédicace suivante : «À Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, auteur du canal des Deux Mers en Languedoc».

Le Seuil de Naurouze (1)Mardi 14 août 2012

L'obélisque de RiquetMardi 14 août 2012

Ci-dessous, vous pouvez apercevoir l’emplacement d’un l’ancien réservoir éphémère vite abandonné pour cause d’ensablement récurrent. Riquet avait souhaité ici l’édification d’une cité idéale finalement jamais réalisée.

Le Seuil de Naurouze (2)

Mardi 14 août 2012

Je retrouve de nouveau le cours d’eau à l’écluse (je remarque ce superbe cèdre) pour longer le bief de partage et découvre l’arrivée de la Rigole de la Plaine sans laquelle le Canal n’existerait pas. Celle ci, se joignant la rigole de la Montagne aux Thomasses capte différents cours d’eaux originaires de la Montagne Noire qui se dirigent autant vers l’Atlantique que la Méditerranée. Le procédé élaboré par Riquet fut complété par Vauban pour cause d’insuffisances d’alimentations. Sa conception permettait et permet toujours d’arroser les terres agricoles de plus en plus gourmandes pour cause de rendement. Il est fort à parier qu’à l’avenir, la retenue d’eau du Barrage de St Ferréol ne suffira plus pour alimenter le Canal et que de nouvelles solutions seront à chercher ailleurs. Cependant, la vocation du Canal est de permettre d’irriguer les terres ce qui lui a permis de continuer à exister même en périodes ou il a connu un entretien à minima. En fin de cet article et celui  sur la 2ème partie, vous pourrez vous diriger sur des liens vous renseignant sur Les Seuils de Graissens et de Naurouze ainsi que sur ces rigoles (la captation d’eau la plus éloignée, celle de la rivière Alzeau, se trouve à 65 km, une idée pour un futur trajet à vélo et l’article qui le relatera).

Le bief de Partage au départ de l'écluse Océan

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

En direction du Partage des Eaux

Mardi 14 août 2012

A mon humble avis, le chemin le long du cours d’eau est difficilement praticable sur 3 endroits dont cette section sur ce bief avant d’arriver sur le port du Ségala. Le cycliste est obligé de mettre pied à terre s’il croise un autre cycliste ou un piéton. Je n’aurai pas à trop connaître cet inconvénient dans la mesure où mon horaire de passage correspondait à l’heure du déjeuner. Par contre, j’aurai la surprise d’apercevoir … un homme nu en train de pêcher. Je prendrai en photo également un tronc d’arbre au profil intéressant (photo du bas).

Le bief de Partage

Mardi 14 août 2012

Le port du Ségala (terme occitan pour désigner du seigle, ce qui confirme que nous sommes bien dans une région céréalière) se caractérise par la présence d’un lavoir, certes moins important que celui de l’écluse de Montgiscard, et d’un élégant pont de pierre. Je me trouve dans un hameau lui même situé sur Labastide d’Anjou, 16e commune que traverse ce 16e bief du Canal du Midi. Autrefois se trouvaient ici des tuileries, et il en existent encore en 2012.

Le port du Ségala

Mardi 14 août 2012

A travers un chemin de nouveau plus praticable et arboré de platanes se profile l’écluse Méditerranée (56 km 380 de la Garonne, altitude 193 m. Commune : Mas-Saintes-Puelles. 16e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse, ouvrage à bassin simple). A partir d’ici, le Canal du Midi amorce tout doucement sa descente sur 184 km vers l’Etang de Thau (46 écluses en service et 46 biefs navigables en données 2012).

L'écluse Méditerranée

Mardi 14 août 2012

Pour lire la suite de l’article intitulé « En Lauragais jusqu’au Grand Bassin, 2ème partie », cliquez ici.

Nicolas.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Ces endroits sont également évoqués dans le site sur ces pages :

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Commentaires fermés

10 commentaires pour  « En Lauragais jusqu’au Grand Bassin, 1ère partie »

  1. Nicoweb Nicoweb dit :

    De manière à permettre un affichage rapide de personnes qui auraient du matériel qui « ne percute pas assez vite » et pour ne pas qu’elles se détournent du texte qu’elles avaient l’intention de lire, j’ai décidé de scinder mes articles en 2 parties avec des liens en fin de ceux ci pour retourner au début de mon récit.

  2. Mike dit :

    Un voyage « virtuel » pour ceux qui n’ont pas encore fait ce trajet et une excellente entrée en matière pour les personnes, désireuses, comme moi, de prendre l’initiative, à mon tour, d’enfourcher une bicyclette pour longer ce ruban d’eau.

  3. Joao dit :

    C’est une belle histoire que tu nous racontes là, accompagnées de photos lumineuses.

  4. Nathalie dit :

    Toujours aussi captivee par ce voyage virtuel, précis et détaillé que vous nous offrez là. Peu d’internautes nous font de tels comptes rendus.

    Bravo, continuez !

  5. Marie-Chantal dit :

    La nature nous réserve parfois de belles « œuvres d’art » comme ce tronc d’arbre sur l’une de vos photos.

    • Nicolas Nicolas dit :

      Tout à fait, mais ce tronc est sans doute resté une « oeuvre éphémère ». Je suis retourné sur le site du Ségala en mai 2014 mais je n’ai pas vérifié si ce tronc se trouvait toujours à cette place.

 

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